Création auto-entrepreneur

Étudiant, demandeur d’emploi, salarié, intérimaire, fonctionnaire ou acteur du libéral, le statut de micro entrepreneur séduit de plus en plus de monde.

Très en vogue actuellement, c’est une activité rémunératrice très simple et bénéficiant de mesures administratives allégées. Comment se lancer dans l’auto entrepreneuriat ? Quelles sont les démarches et les conditions pour en créer ? Cet article se focalise sur ce sujet.

Se lancer dans une aventure d’auto entrepreneur

Vous envisagez de vous lancer dans cette activité ? Sachez que la création d’une microentreprise est à la portée de tout le monde. C’est également une alternative pour ceux qui rêvent d’entreprendre seuls.

Elle concerne surtout les activités de services, artisanales, commerciales et quelques branches du libéral.

À l’opposé, des activités comme la location immobilière, les activités libérales relevant d’une caisse de retraite, les activités artistiques rémunérées par des droits d’auteurs, les professions de santé, les professions juridiques et judiciaires ; la profession d’agent d’assurance ; ou encore les activités agricoles rattachées au régime social de la MSA ou Mutualité sociale agricole, sont exclues.

Les conditions requises

La création d’une auto entreprise doit respecter les règles suivantes:

1#

Vous devez être majeur.

2#

Vous ne devez pas faire l’objet d’une mise sous tutelle ou curatelle.

3#

Vous ne devez pas faire l’objet d’une interdiction de gestion d’entreprise.

4#

Vous ne devez pas exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale.

5#

Pour les ressortissants européens ou en dehors de l’Europe, vous devez être en possession d’une carte de séjour spécifique.

Les conditions administratives de création d’une micro-entreprise

Bien qu’elle soit soumise à un régime allégé, la création d’une auto-entreprise doit respecter la condition liée aux chiffres d’affaires. Autrement dit, les activités ne doivent pas dépasser certains plafonds. Pour l’année 2020, ils sont comme suit :

1#

Pour une activité de vente d’objets et de marchandises, de fournitures de denrées à emporter ou à consommer sur place, ainsi que les activités de prestations d’hébergement, le plafond est de 176 200 euros.

2#

Le plafond est de 72 500 € pour les activités artisanales et libérales relevant des bénéfices non commerciaux ou BNC. C’est la même chose pour les prestations de services relevant des bénéfices industriels et commerciaux ou BIC.

Quelle forme de micro entreprise choisir ?

Si vous souhaitez créer une micro-entreprise, vous devez avant tout déterminer :

La forme sociale de votre micro entreprise.

Et votre domaine d’activité.

Tout le monde peut aspirer à la création d’une auto entreprise, mais à condition de respecter les plafonds de chiffre d’affaires.

Les démarches et formalités à suivre varient en fonction du statut juridique choisi par l’autoentrepreneur. Ce régime peut être adopté pour une :

Entreprise individuelle à responsabilité limitée ou EIRL.

Et pour une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou EURL.

Les deux sont soumises à l’impôt sur le revenu ou IR. Dans ce cas, le gérant associé de la micro-entreprise se doit d’être une personne physique.

Les avantages et les risques de l’auto-entrepreneuriat

Bien qu’elle soit soumise à un régime allégé, la création d’une auto-entreprise doit respecter la condition Le statut d’auto-entrepreneur bénéficie des quelques avantages sur le plan administratif, social et fiscal.

1#

Une simple déclaration suffit pour démarrer une activité. L’auto-entrepreneur profite d’une gestion d’entreprise très simplifiée avec des obligations très limitées.

2#

Le régime social appliqué est très simplifié. L’auto-entrepreneur peut choisir de payer les cotisations et contributions sociales par mois ou tous les trimestres. Les montants sont calculés à partir du chiffre d’affaires déclaré. Pour un chiffre d’affaires nul, il ne payera pas de cotisations sociales. Toutefois, ces cotisations procurent le droit aux prestations sociales comme le congé maternité auto-entrepreneur.

2#

Depuis le début de l’année 2018, selon son chiffre d’affaires, l’auto-entrepreneur bénéficie d’une franchise de TVA. C’est très intéressant pour entamer des investissements importants. Il dispose aussi d’une possibilité de prélèvement fiscal forfaitaire, libératoire. Il peut encore bénéficier de certaines exonérations fiscales.

Cependant, les voyants ne sont pas toujours au vert pour l’auto-entrepreneuriat. Le statut d’auto-entrepreneur est un statut limité. Cela empêche le basculement vers une structure juridique distincte de la personne physique. L’auto-entrepreneur doit alors engager son patrimoine personnel comme caution, ce qui est risqué. Pour ses activités, il doit :

Avoir un compte bancaire auto-entrepreneur dédié entièrement aux transactions financières liées à ses activités.

Souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle ou une assurance décennale, ce qui est approprié. Certains sites comme Job Republik.com offrent l’assurance responsabilité civile pour toute mission réalisée par son intermédiaire.

Et après ? Développer son activité

Pour ceux qui auront choisi de proposer leurs services aux entreprises, il est possible de cumuler facilement les missions ponctuelles et ainsi bénéficier d’un revenu régulier ou complémentaire. En effet, de nombreux sites proposent des missions à des travailleurs indépendants. Il est donc très simple de trouver des missions en fonction de vos préférences et de vos priorités. JobRepublik fait partie de ces sites qui permettent aux auto-entrepreneurs de développer leur activité en leur fournissant les outils pour trouver et gérer leurs missions. C’est aussi une occasion de découvrir de nouveaux métiers et d’acquérir de l’expérience et des références.

Le site En savoir plus sur l’auto-entreprise sur le site de l’URSAFF : La création d’une autoentreprise est un levier d’obtenir un complément de revenu pour après avoir créé un statut d’auto-entrepreneur. Toutefois, avant de vous lancer, mettez sur pied un projet palpable.